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Samedi 28 juillet 2007
Une autre sous-espèce de rhinocéros, le rhinocéros blanc d'Afrique du Nord inquiète les biologistes: seuls quatre individus de cette espèce ont été identifiés. Depuis 150 ans, le nombre de rhinocéros présents en Afrique ne cesse de diminuer: 100 000 rhinocéros noirs étaient dénombrés en 1900, et seulement 2400 en 1995!
Par Laurie - Publié dans : aide-environnement
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Samedi 28 juillet 2007
Lors du dernier recensement de cette sous-espèce de rhinocéros noir en 2002, il n'y en restait déjà plus que dix. Il semble vraisemblable que l'espèce ait désormais disparue. C'est à cause de leur corne aux sois-disantes vertuesaphrodisiaque que les rhinocéros sont traqués sans pitié par les braconniers.
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Lundi 11 juin 2007
~déforestation: la diminution progressive de la forêt / défrichement: le fait de débarrasser une terre de sa végétation naturelle pour la mettre en culture~ + de 40% de la forêt tropicale à été détruite depuis 1945. C'est la principale menace de l'Amazonie. Durant l'année 2000, 20 000 km au carré ont été détruite. La forêt est une ressource économique pour les pays en voie de développement. Pour illustrer l'importance de ce phénomène, précisons qu'on estime que du temps de Vercingétorix, la France était couverte de forêts à + de 90%, soit environ 400 000 kilomètres carré, (le taux de boisement est fortement remonté depuis un siècle et se situe actuellement à 28%). Chaque heure, la mesure de 7 terrains de foot sont déboisés. La déforestation provoque bien sûr la destruction d'habitats de milliers d'espèces animales et végétales, souvent condamnées à disparaître. Trois espèces disparaissent ainsi chaque heure, soit 72 par jour, soit 26 280 par an. La forêt est en effet le milieu qui abrite la majeure partie des êtres vivants. Au début du 19ème siècle, il y avait 23% de forêt en France. Aujourd'hui, il en reste seulement 8%. En 1972, 300km au carré était déforestés. En 1977, 1700km au carré. Et en 1987, 9700km au carré. Autre problème: 3,7% d'enfants par femmes au Brésil ==> + de population ==> + d'habitations à construire ==> donc - de forêt pour + de maisons.
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Mercredi 9 mai 2007
Samedi 19 et Dimanche 20 Mai 2007, c'est la 1ère fête de la nature! Elle a lieu partout en France. Pour fêter ça, des centaines de sorties gratuites sont organisées; des spécialistes de la nature nous invitent à partager leur passion et à découvrir de plus près les animaux et les plantes. Pour en savoir +, rendez-vous sur www.fetedelanature.com
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Samedi 3 février 2007
Des milliers de Français devraient éteindre la lumière pendant cinq minutes jeudi afin d'attirer l'attention sur le réchauffement climatique de la planète. Cette opération, "5 minutes de répit pour la planète", effectuée à l'appel de 70 associations écologistes françaises, invite citoyens et organismes institutionnels à éteindre "veilles et lumières" entre 19h55 et 20h00. "Nous avons choisi les lumières pour leur symbolique forte. Cela ne va pas changer les choses. Ce n'est qu'un signal visible", a expliqué une porte-parole de l'organisation Alliance pour la planète. Cette action qui "ne prend pas longtemps et ne coûte rien" vise surtout à montrer aux candidats à l'élection présidentielle que l'environnement est "un enjeu majeur" en France. Cet appel coïncide avec une série de rapports alarmistes sur le réchauffement climatique, thème débattu cette semaine à Paris par 500 experts des Nations unies avant la tenue vendredi d'une conférence mondiale sur l'environnement. Le Réseau de transport électrique (RTE) français s'inquiète de l'impact de cette action, qui risque, selon son porte-parole, de provoquer une "fragilisation" du réseau au moment où les Français rallumeront en même temps leurs lumières. "Il n'y a jamais eu dans le passé d'action similaire" en France, dit-il, avouant la difficulté d'évaluer l'impact et "l'ampleur du mouvement". Il intervient à une heure de pointe où la consommation atteint traditionnellement un pic. "On va essayer de ne pas mettre le réseau par terre", a souligné le porte-parole. ON VA ETEINDRE LA TOUR EIFFEL Mais les mairies teintées d'écologie veulent donner l'exemple comme celle de Paris, qui a donné son feu vert pour que la Tour Eiffel, réputée pour ses illuminations décoratives, soit éteinte. L'éclairage de sécurité restera en fonctionnement. La consommation d'énergie du plus célèbre monument de la capitale est de 7.000 mégawatt par heure, dont 9% pour les illuminations. Un rassemblement est prévu sous l'édifice qui éteindra ses 336 projecteurs pour l'occasion. La mairie du IIe arrondissement de la capitale a promis d'éteindre toutes ses lumières en plein conseil municipal. A Toulouse, un appel a été lancé pour un rassemblement place du Capitole avec des bougies. A Marseille, l'éclairage de Notre-Dame-de-la-Garde sera éteint à la demande de la mairie. Dans les collèges et les lycées, l'information a été relayée par voie d'affiches. "On est très impressionné par l'ampleur qu'à pris le mouvement", s'est félicitée la porte-parole de l'organisation qui insiste sur la nécessité de maintenir l'éclairage public "pour éviter le chaos". "L'objectif est de donner la parole aux Français sur un sujet qui leur tient à coeur", souligne-t-elle. Un récent sondage TNS Sofres pour le magazine Pèlerin montre qu'une large majorité de Français sont prêts à agir au quotidien pour lutter contre le réchauffement climatique et sont disposés à diminuer leur consommation d'électricité et d'eau, une proportion de 86% et 84% respectivement des sondés. Leur ardeur varie en fonction des gestes qui leur sont proposés. L'Agence pour le développement et la maîtrise de l'énergie (Ademe) note que téléviseurs, magnétoscopes, équipement hi-fi, ou encore les petits équipements comme les fers à repasser et les aspirateurs, représentent plus de 20% des consommations d'électricité du secteur résidentiel.
Par Laurie - Publié dans : aide-environnement
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Mardi 7 novembre 2006
PACTE ÉCOLOGIQUE DE LA FONDATION NICOLAT HULOT: SIGNEZ! "Bonjour, J'ai lancé le Pacte écologique avec la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme avec pour objectif de placer les enjeux écologiques au coeur du débat de l'élection présidentielle. Nous risquons de laisser à nos enfants un terrible héritage, une dette écologique dont nous subissons déjà les premières conséquences. Nous ne pouvons plus attendre pour que les enjeux écologiques et climatiques soient enfin considérés comme une priorité dans notre pays. C’est pourquoi je propose de nous réunir autour d’un Pacte écologique. Ensemble, signons le Pacte écologique et adressons un signal fort aux candidats ! Plus nous serons nombreux à affirmer notre volonté d’agir, plus nous aurons une chance de nous faire entendre. Signez le Pacte écologique www.pacte-ecologique-2007.org Votre soutien est indispensable, chaque signature compte ! Merci par avance pour votre mobilisation à mes côtés. Nicolas Hulot Président de la Fondation Nicolas Hulot Pour la Nature et l’Homme" ----------------------------------- Samedi 19 et dimanche 20 Mai, c'est la fête de la nature... Voir article spécial
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Vendredi 3 novembre 2006
Sir David King, Conseiller Scientifique du Premier Ministre Tony Blair, déclarait en janvier 2004 que la menace du changement climatique était plus sérieuse, pour l’avenir de la planète, que celle du terrorisme. Tony Blair a, depuis, annoncé que l’une des deux priorités de la présidence du Royaume-Uni du G8 et de l’Union Européenne serait attribuée à cette problématique. L’autre priorité étant l’aide au développement du continent africain. L’« Environment, Food and Rural Affairs Committee » a donc décidé de faire une analyse approfondie de cette question. Cette analyse prend un soin particulier à l’étude de nouvelles politiques permettant au Royaume-Uni de respecter les engagements nationaux et internationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de participer ainsi à l’élaboration du nouveau « UKCCP » attendu en 2005. 1.1. Pourquoi le changement climatique est-il une problématique importante ? Pour préparer la présidence du G8 et de l’Union Européenne, Tony Blair avait souhaité la tenue d’une conférence scientifique sur le changement climatique intitulée Prévenons un changement climatique dangereux (« Avoiding Dangerous Climate Change »), qui s’est déroulée à Exeter en février 2005. On peut retenir des trois jours de présentations et de discussions un large consensus scientifique sur le lien entre les émissions de gaz à effet de serre dues aux activités humaines et le changement climatique. Globalement, les impacts semblent plus importants qu’initialement prévus, notamment l’acidification des océans et les conséquences sur la vie marine, l’arrêt potentiel de la circulation thermohaline de l’Atlantique Nord et la fonte de la banquise en Antarctique (cf. Actualités Scientifiques au Royaume-Uni Février 2005, p.33). En 2001, le groupe de travail intergouvernemental sur le changement climatique (« Intergovernmental Panel on Climate Change », IPCC) avait déclaré qu’une augmentation de la température moyenne de 0,6°C par rapport à l’ère préindustrielle se manifesterait par une hausse de vagues de chaleurs accompagnées d’une hausse de la mortalité, une diminution des ressources en eau potable et une accélération des phénomènes climatiques extrêmes. De fait en 2003, alors que l’on note une température moyenne terrestre supérieure de 0,6°C à celle de l’ère préindustrielle, l’Europe a affronté une vague de chaleur qui a décimé 30 000 personnes, la calotte arctique a diminué de 15 à 20 % et les glaciers du Groenland perdent 10 mètres par an ; on constate également une amplification générale en fréquence et en intensité des catastrophes naturelles. Par exemple, la digue installée sur la Tamise en aval de Londres pour protéger la capitale britannique des marées de fortes amplitudes aggravées par des conditions météorologiques est aujourd’hui utilisée en moyenne 6 fois par an, alors qu’au début des années 80 elle l’était moins d’une fois. Notons aussi l’importance du phénomène d’Assombrissement Global (« Global Dimming ») : la pollution de l’atmosphère par des nuages de particules réduit la quantité d’énergie parvenant à la surface terrestre puisqu’une partie du rayonnement solaire est réfléchie par ces particules. Ce phénomène a pour effet le refroidissement de la planète. De nombreux scientifiques s’accordent à dire que l’Assombrissement Global a dû masquer en partie le réchauffement terrestre. C’est pourquoi, l’amélioration de la qualité de l’air indispensable pour la santé publique va sans doute aggraver le problème de réchauffement climatique. 1.2. Les objectifs gouvernementaux Les objectifs gouvernementaux actuels pour réduire ces changements climatiques sont les suivants :   en 1997, le gouvernement a décidé de réduire d’ici à 2010 ses émissions de CO2 de 20 % par rapport à 1990. Le Livre blanc sur l’énergie (« Energy White Paper ») publié en 2003, ajoute que, d’ici à 2050, ces émissions devront être réduites de 60 %. Toutefois, les prévisions du Ministère de l’Industrie (« Department of Trade and Industry », DTI) semblent indiquer que le Royaume-Uni n’atteindra pas cette cible : d’ici à 2010 les émissions de CO2 ne devraient diminuer que de 14 % et à l’heure actuelle seule une diminution de 7,2 % a été réalisée ;   l’obligation d’énergies renouvelables (« Renewables Obligation », RO), introduite en 2000, impose que 10,4 % de la production de l’électricité britannique soit obtenue par le biais d’énergies renouvelables d’ici à 2010 et 15 % d’ici à 2015 (décision gouvernementale annoncée en décembre 2003). Là encore, le Royaume-Uni est en retard sur ses objectifs puisque, pour 2003-2004, ces énergies renouvelables contribuaient à 2,4 % de la production au lieu des 4,3 % espérés ;   le Protocole de Kyoto, signé par 171 pays et en application depuis février 2005, impose une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 12,5 % entre 1990 et 2008-2009. En 2003, les émissions de gaz à effet de serre au Royaume-Uni étaient en retrait de 14 % par rapport à 1990. 1.3. Comment agir ? Il existe deux stratégies possibles pour lutter contre le changement climatique :   la substitution (ou mitigation) : stratégie à long terme impliquant la diminution de la quantité des gaz à effet de serre pour réduire le changement de climat ;   l’adaptation : stratégie visant à réduire les impacts du changement de climat. Ces deux stratégies sont complémentaires et doivent être appliquées en parallèle. En effet, plus la stratégie de substitution sera négligée, plus la stratégie d’adaptation sera difficile à mettre en place. Notons que la « Biosciences Federation » insiste sur le développement de stratégies d’adaptation en urgence pour les problématiques d’écosystèmes et de biodiversité.
Par Laurie - Publié dans : aide-environnement
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Vendredi 13 octobre 2006
"LA POLLUTION DES MERS PAR LE PETROLE - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - Le pétrole déversé en mer constitue une pollution importante et préoccupante à l’échelle globale. Sachant que le cinquième de la production provient des gisements offshores, des accidents surviennent pendant l'extraction et le transport des hydrocarbures. On estime à six millions de tonnes par an la quantité d'hydrocarbures introduite dans les océans par l'activité humaine ce qui constitue par conséquent une cause fondamentale de la pollution des océans. Pollution par les marées noires - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - Sachant que l'on estime à 6 millions de tonnes d'hydrocarbures introduites tous les ans dans les océans et qu'une tonne peut recouvrir environ une surface de 12 kilomètres carré;  les océans sont donc contaminés de façon quasi permanente par un film d'hydrocarbures. Cette pollution a des effets pernicieux sur les ressources vivantes et on a démontré une baisse de l'activité photosynthétique des algues et du phytoplancton."
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Vendredi 8 septembre 2006
Manger de la viande est mauvais pour la santé. Cela rend malade ! 8 mensonges sur la nutrition: Mensonge n° 1 : "Ceux qui ne mangent pas de viande souffrent de carence en protéine !" - réponse exacte: Faux ! Les protéines essentielles à l’édification des cellules sont contenues en quantité suffisante dans les légumes et les céréales, et tout spécialement dans les haricots, les pois, les lentilles et les noix. Par une alimentation variée non carnée, il est donc possible de fournir au corps tous les acides aminés essentiels servant à la formation des protéines – les graines de soja et les avocats contenant même la palette intégrale de ces huit acides aminés. Il est grotesque de jouer sur la peur du manque de protéines, un Européen moyen consommant en moyenne plus du double de protéines dont son corps a besoin. A la longue, cet excédent entraîne d’ailleurs le dépôt des protéines animales dans les vaisseaux sanguins et dans les tissus, ce qui bloque l’acheminement des substances vitales dans les organes, les muscles et les os. La surconsommation de protéines animales induit de nombreuses maladies. Mensonge n° 2 : "Ceux qui ne mangent pas de viande souffrent de carence en fer !" - réponse extacte: Faux ! L’oligo-élément fer ne se trouve pas uniquement dans la viande mais également dans de nombreux aliments végétaux. Le chou blanc, les céréales complètes, les graines de tournesol, les betteraves rouges, le millet, les lentilles, les pois, les graines de soja, le germe de blé, le pourpier, le sésame et le topinambour sont particulièrement riches en fer. En outre, la vitamine C - à consommer par exemple sous forme d’un verre de jus de fruit ou de citron, ou encore de persil saupoudré sur la salade - augmente l’assimilation du fer contenu dans les aliments. Le thé noir et le café par contre, diminuent l’assimilation du fer par l’organisme de 40 à 50 %. Mensonge n° 3 : "Ceux qui ne mangent pas de viande souffrent de carence en vitamine B12 ! " - réponse exacte: Faux ! Cet argument est sans cesse remis sur le tapis par le front des mangeurs de viande. Le fait est que les végétariens sont en moyenne bien mieux pourvus en aliments essentiels et en vitamines - tels que vitamine B1, acide folique, vitamine E, magnésium, potassium ou manganèse - que le reste de la population. L’apport en vitamine B12, qualifiée souvent de « vitamine critique des végétariens », ne pose absolument aucun problème en cas de régime lacto-végétal (régime sans viande mais avec produits laitiers). Quant aux végétaliens purs, ils doivent entretenir de temps à autre leur taux de vitamine B12 en consommant des légumes lacto-fermentés*, de la choucroute, de la bière de froment ou des compléments alimentaires. * la fermentation des légumes produit de l’acide lactique - - - - - - - - - « Je suis végétarien depuis 12 ans. Durant tout ce temps, je n’ai jamais été sérieusement malade. La nourriture végétarienne renforce le système immunitaire. Je crois que la viande rend malade. » Bryan Adams, chanteur compositeur. Mensonge n°4 : "Les végétariens souffrent d’un manque de calcium" - réponse exacte: Faux ! Le calcium est un élément essentiel dans la formation des os. On trouve du calcium dans le sésame, les noix, le chou frisé, le persil, les épinards, les graines de soja, le chou de Milan, le panais, le poireau et dans bien d’autres légumes et céréales. Concernant le calcium contenu dans le pain, il est important de savoir ceci : le grain de céréale contient en effet du calcium, mais aussi de l’acide phytique qui est une forme emmagasinée du phosphore. Or, la combinaison calcium / acide phytique empêche l’assimilation du calcium par le corps. Seule la fabrication traditionnelle du levain échelonnée sur 24 heures, comme elle fut pratiquée pendant des siècles, est susceptible de dissocier cette combinaison. La fabrication du levain telle que pratiquée dans les boulangeries modernes à l’aide d’adjuvants qui accélèrent le processus et qui réduisent le temps de fermentation, ne permet pas cette dissociation. Ce qui revient à dire que l’on a beau absorber autant de calcium que l’on veut, cela n’est d’aucune utilité pour le corps. Par contre, le pain au levain fabriqué à l’ancienne, en 24 heures, permet une assimilation optimale du calcium par l’organisme. Mensonge n°5 : "Ne pas manger de viande signifie ne manger que des graines !"  Faux ! Manger « végétarien » ce n’est pas manger uniquement des graines et de la verdure comme en témoigne le nombre croissant de restaurants gastronomiques qui offrent désormais des plats végétariens. De plus, pour s’en convaincre, on peut également consulter les innombrables livres de cuisine offrant une large palette de succulentes recettes végétariennes. En réalité, c’est l’assaisonnement qui donne l’essentiel du goût à un plat ! Qui a déjà goûté de la viande crue non assaisonnée sait pertinemment que cela n’a aucun goût. Le fumet que la plupart des hommes apprécient dans la viande résulte pour l’essentiel d’un bon assaisonnement. Les préparations nécessaires pour paner un morceau de viande, l’assaisonner et le faire griller peuvent aussi bien s’appliquer à une tranche d’aubergine ou de céleri. Cela leur procure un goût de rôti tout aussi épicé, un fumet qui est un véritable délice et pour lequel aucun animal ne doit perdre la vie. « Qu’y a-t-il de plus repoussant que de se nourrir continuellement de chair de cadavre ? » Voltaire (1694-1778) - - - - - - - - - Mensonge n°6 : "Les femmes enceintes doivent manger de la viande pour ne pas nuire au fœtus qu’elles portent en elles" - réponse exacte: Faux ! Durant la grossesse , une nourriture lacto- (ovo-) végétarienne comprenant, outre les aliments végétaux, des produits laitiers et des œufs, couvre durant la grossesse les besoins nutritionnels nécessaires. On peut même dire que les femmes enceintes qui suivent un régime végétarien sont mieux pourvues en substances nutritives essentielles que les non végétariennes. En cas d’alimentation végétalienne (sans lait et sans œufs) pendant une grossesse, on doit tout spécialement veiller à recevoir un apport suffisant en protéines, calcium, fer, zinc, vitamine B2 et B12 par une alimentation variée. Le cas échéant consulter son médecin traitant qui prescrira des compléments vitaminés ou minéraux. - - - - - - - - - - Mensonge n°7 : "Les bébés et les enfants ont besoin d’une alimentation carnée pour leur développement" - réponse exacte: Faux ! Les analyses ont montré que le lait maternel des végétariennes est meilleur pour le nourrisson car moins contaminé par la pollution et plus riche en vitamines et en acides gras insaturés. Par contre, aucune étude scientifique n’a démontré qu’une alimentation sans viande et de haute valeur nutritive occasionnait chez le nourrisson des troubles carentiels tel qu’un manque de fer par exemple. Chez les nourrissons âgés de 6 à 11 mois, on recommande environ 8 mg de fer par jour. Un régime conseillé par un pédiatre, avec 25 g de viande de bœuf maigre par semaine, n’apporte que 0,65 mg de fer alors qu’une portion de flocons d’avoine de 100 g contient 3,6 mg de fer, 100g de riz complet contiennent 2,6 mg de fer et un bulbe de fenouil renferme environ 2,5 mg de fer. Chez les enfants, l’amour pour les animaux et la crainte de la mort sont innés. Qui voudrait leur inculquer l’indifférence face à la souffrance et à la mort d’autrui ? C’est pourtant ce que l’on fait en donnant de la viande aux enfants puisqu’on leur apprend ainsi à effectuer des différences face à la vie : il y a ceux qui méritent de vivre et ceux qui ne le méritent pas. On leur apprend parallèlement à respecter et à aimer les chiens et les chats et à considérer comme normal d’élever les petits cochons et les petits faons pour en dévorer la chair. - - - - - - - - Mensonge n°8 : "Manger de la viande, cela fait partie de la vie " - réponse exacte: Faux ! La consommation de viande contribue à aggraver la faim dans le monde ! « Là où les espaces agricoles actuellement utilisées à des fins d’élevage nourrissent dix personnes, on pourrait nourrir et maintenir en vie cent êtres humains si on y pratiquait la culture du millet, des pois, des lentilles et de l’orge. »  Alexander von Humboldt (1769-1859), voyageur, naturaliste et géographe scientifique, créateur de la climatologie et de l’océanographie. - - - - - - - - « Rien ne fera plus pour accroître les chances de survie sur la terre que l’adoption de l’alimentation végétarienne. » Albert Einstein
Par laurie - Publié dans : aide-environnement
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Mardi 5 septembre 2006
TEMOIGNAGE D UNE ETUDIANTE EN STAGE DANS UN ABATOIR Trouver sur le site: http://www.pour-les-animaux.de/ (c'est un site genial ! ) Témoignage :  Une étudiante en médecine vétérinaire en stage dans un abattoir. J’ai emporté une vieille veste; bien m’en a pris. Pour un début d’octobre, il fait un froid glacial. Ce n’est pourtant pas pour cette seule raison que je frissonne. J’enfonce les mains dans mes poches, m’efforce de montrer un visage avenant pour écouter le directeur de l’abattoir m’expliquer qu’on ne procède plus depuis longtemps à un examen complet de chaque bête, seulement à une inspection. Avec 700 cochons par jour, comment cela serait-il possible? «Ici, il n’y a aucun animal malade. Si c’est le cas, nous le renvoyons tout de suite, avec une amende salée pour le livreur. S’il le fait une fois, il ne le fera pas une deuxième». Je baisse la tête comme pour m’excuser – tenir, simplement tenir, tu dois tenir ces six semaines – que deviennent les porcs malades? «Il y a un abattoir tout à fait spécial». Je possède une certaine expérience concernant les règlements relatifs au transport et sais à quel niveau la protection des animaux est à présent reconnue. Ce mot, prononcé dans un tel endroit, a une résonance macabre. Dans l’intervalle, un gros camion d’où s’échappent des cris stridents et de lugubres grognements est venu se ranger face à la rampe. Dans la pénombre du matin, on distingue mal les détails; toute la scène revêt un aspect irréel et rappelle quelque sinistre reportage de guerre montrant des rangées de wagons gris et les visages blêmes et terrorisés d’une masse de gens humiliés, sur la rampe de chargement, embarqués par des hommes en armes. Tout d’un coup, je m’y trouve en plein cœur, et c’est comme quand on fait un cauchemar dont on se réveille couvert de sueurs froides: au milieu de ce brouillard, par un froid glacial, dans ce demi-jour sale du bâtiment immonde, bloc anonyme de béton, d’acier et de catelles blanches, tout derrière, à la lisière du bois recouvert d’une légère gelée; ici se passe l’indicible, ce dont personne ne veut rien savoir. Les cris, c’est la première chose que j’entends chaque matin lorsque j’arrive pour obtenir mon certificat de stage de pratique. Un refus de ma part d’y participer aurait signifié pour moi cinq années d’études perdues et l’abandon de tous mes projets d’avenir. Mais tout en moi – chaque fibre, chaque pensée – n’est que refus, répulsion et effroi, et la conscience d’une insurmontable impuissance: devoir regarder, ne rien pouvoir faire, et ils vont te forcer à coopérer et te souiller de sang. De loin déjà, quand je descends du bus, les cris des cochons me transpercent comme un poignard. Pendant six semaines, des heures durant, sans répit, ces cris retentiront à mes oreilles. Tenir. Pour toi, cela aura une fin. Pour les animaux, jamais. Une cour déserte, quelques camions frigorifiques, des moitiés de cadavres de cochons pendus à des crochets, aperçus à travers une porte, dans un éclairage aveuglant. Tout ici est d’une propreté méticuleuse. Cela, c’est la façade. Je cherche l’entrée; elle est située de côté. Deux bétaillères passent devant moi, ses phares jaunes allumés dans la brume matinale. La lumière blanche des fenêtres éclairées me montre le chemin. Après avoir monté quelques marches, je me retrouve à l’intérieur, où tout est carrelé en blanc. Pas d’âme humaine en vue. Ensuite un corridor, blanc lui aussi, et le vestiaire pour les dames. Il est bientôt 7 heures, et je me change: du blanc, du blanc, du blanc! Mon casque d’emprunt oscille d’une façon grotesque sur mes cheveux raides. Mes bottes sont trop grandes. Je retourne dans le corridor et me range du côté des vétérinaires. Aimables salutations. «Je suis la nouvelle stagiaire». Avant de continuer, les formalités. «Enfilez un vêtement chaud, allez chez le directeur et remettez-lui votre certificat de santé. Le Dr. XX vous dira alors où vous commencerez». Le directeur est un homme jovial, qui me parle d’abord du bon vieux temps où l’abattoir n’était pas encore privatisé. Puis s’interrompant à regret, il décide de me faire visiter personnellement les lieux. C’est ainsi que j’arrive sur la rampe. A main droite des enclos de béton fermés par des barres en fer. Quelques-uns sont prêts, remplis de cochons. «Nous commençons ici à 5 heures du matin». On les voit se bousculant ici ou se traînant là; quelques groins curieux arrivent à passer à travers la grille; des petits yeux méfiants, d’autres fuyants ou en plein désarroi. Une grande truie se jette sur une autre; le directeur se saisit d’un bâton et la frappe plusieurs fois sur la tête. «Autrement, ils se mordent méchamment». En bas de la rampe, le transporteur a abaissé le pont du camion, et les premiers cochons, apeurés par le bruit et la raideur de la pente, se poussent vers l’arrière; mais entre-temps un convoyeur est monté à l’arrière et distribue des coups de trique en caoutchouc. Je ne m’étonnerai pas, plus tard, de la présence de tant de meurtrissures rouges sur les moitiés de cochons. «Avec les cochons, il est interdit d’utiliser le bâton électrique» explique le directeur. Certains animaux tentent quelques pas hésitants, en trébuchant parfois. Puis les autres suivent. L’un d’entre eux glisse et sa patte se coince entre la rampe et le pont; il remonte et continue en boitant. Ils se retrouvent à nouveau entourés de barres de fer qui les mènent inévitablement à un enclos encore vide. Lorsque les cochons se trouvant à l’avant arrivent dans un coin, ils s’y entassent en bloc et s’y cramponnent avec fermeté, ce qui fait pousser à l’employé des jurons de colère et cravacher les cochons de l’arrière qui, pris de panique, essaient de grimper par-dessus leurs compagnons d’infortune. Le directeur hoche la tête: «Ecervelé, simplement écervelé. Combien de fois ai-je déjà dit qu’il ne servait à rien de frapper les cochons se trouvant à l’arrière!». Pendant que j’assistais, pétrifiée, à cette scène – rien de tout cela n’est réel, tu rêves – le directeur se retourne pour saluer le convoyeur d’un autre transport, arrivé en même temps que le précédent et qui s’apprête à décharger. La raison pour laquelle tout est allé ici beaucoup plus vite, mais avec beaucoup plus de cris, je l’ai tout de suite vu: derrière les porcs qui trébuchent, un deuxième homme apparu dans l’aire de déchargement assène, pour accélérer l’opération, des chocs électriques. Je regarde l’homme, ensuite le directeur: «Vous savez pourtant que c’est interdit avec les porcs». L’homme regarde étonné, puis range l’instrument dans sa poche. Par derrière, quelque chose se frotte à moi à la hauteur des genoux; je me tourne et j’aperçois deux yeux bleus vifs. Je connais de nombreux amis des animaux qui s’enthousiasment pour les yeux animés de sentiments si profonds des chats, pour le regard indéfectiblement fidèle des chiens. Mais qui parle de l’intelligence et de la curiosité perceptibles dans les yeux d’un cochon? Bientôt, j’apprendrai à les connaître, ces yeux, mais d’une autre manière: muets de peur, abattus de douleur, puis vidés, brisés, exorbités, roulant sur un sol maculé de sang. Une pensée me traverse l’esprit comme un couteau acéré, et elle me reviendra des centaines de fois au cours des semaines suivantes: Manger de la viande est un crime – un crime …  Après un tour rapide de l’abattoir, je me retrouve dans la salle de pause. Une fenêtre qui s’ouvre sur la salle d’abattage laisse voir des cochons couverts de sang, suspendus, défilant dans une chaîne sans fin. Indifférents, deux employés prennent leur petit déjeuner. Du pain et du saucisson. Leurs tabliers blancs sont couverts de sang. Un lambeau de chair est accroché à la botte de l’un d’eux. Ici, le vacarme inhumain qui m’assourdira lorsque je serai conduite dans la salle d’abattage est atténué. Je reviens en arrière, car une moitié de cadavre de cochon a tourné le coin à vive allure et a heurté la moitié suivante. Elle m’a frôlée, chaude et molle. Ce n’est pas vrai – c’est absurde – impossible. Tout me tombe dessus en une fois. Les cris perçants. Le grincement des machines. Le bruit métallique des instruments. La puanteur pénétrante des poils et des peaux brûlés. L’exhalaison de sang et d’eau chaude. Des éclats de rire, des appels insouciants des employés. Des couteaux étincelants passant au travers des tendons pour pendre aux crochets des moitiés d’animaux sans yeux dont les muscles sont encore palpitants. Des morceaux de chair et d’organes tombent dans un caniveau par où du sang s’écoule en abondance, et ce liquide écœurant m’éclabousse. On glisse sur des morceaux de graisse qui jonchent le sol. Des hommes en blanc, sur les tabliers desquels le sang dégouline, avec, sous leurs casques ou leurs képis, des visages comme on peut en voir partout: dans le métro ou au supermarché. Involontairement, on s’attend à voir des monstres, mais c’est le gentil grand-père du voisinage, le jeune homme désinvolte qui déambule dans la rue, le monsieur soigné qui sort d’une banque. On me salue aimablement. Le directeur me montre encore rapidement la halle d’abattage des bovins, vide aujourd’hui. «Les bovins sont là le mardi». Il me confie alors à une employée en déclarant qu’il a à faire. «Vous pouvez tranquillement visiter seule la halle d’abattage». Trois semaines s’écouleront avant que je trouve le courage d’y aller. Le premier jour n’est encore pour moi qu’une sorte de quart d’heure de grâce. Je vais m’asseoir dans une petite pièce à côté de la salle de pause et heure après heure, je découpe en petits morceaux des chairs provenant d’un seau d’échantillons qu’une main tachée de sang remplit régulièrement dans la halle d’abattage. Chacun de ces petits morceaux – un animal. Le tout est alors haché et réparti en portions, auxquelles on ajoute de l’acide chlorhydrique et que l’on fait cuire, pour le test de trichine. L’employée qui m’accompagne me montre tout. On ne trouve jamais de trichine, mais le test est obligatoire. Le jour suivant, je me rends donc seule dans une partie de la gigantesque machine à découper les morceaux. Une rapide instruction – «Ici, retirer le reste des os du collier de l’arrière-gorge et séparer les nœuds des glandes lymphatiques. Parfois, un sabot pend encoreà un patte, il faut l’enlever». Alors, je découpe, il faut faire vite, la chaîne se déroule sans répit. Au-dessus de moi, d’autres morceaux du cadavre s’éloignent. Mon collègue travaille avec entrain, tandis que dans le caniveau tant de liquide sanguinolent s’accumule que j’en suis éclaboussée jusqu’au visage. J’essaye de me ranger de l’autre côté, mais là une énorme scie à eau coupe en deux les corps des cochons; impossible d’y rester, sans être trempée jusqu’aux os. En serrant les dents, je découpe encore, mais il faut que je me dépêche, pour pouvoir réfléchir à toute cette horreur, et par dessus le marché il faut que je fasse diablement attention de ne pas me couper les doigts. Le lendemain, j’emprunterai d’une collègue stagiaire qui a terminé son stage une paire de gants en métal. J’arrête de compter les cochons qui défilent devant moi, ruisselants de sang. Je n’emploierai plus de gants en caoutchouc. Il est vrai qu’il est répugnant de fouiller à mains nues dans des cadavres tièdes, mais si l’on se retrouve plein de sang jusqu’aux épaules, le mélange poisseux des liquides corporels pénètre de toute façon à l’intérieur des gants et rend ces derniers superflus. Pourquoi tourner des films d’horreur, quand tout cela se trouve ici? Le couteau est bientôt émoussé. «Donnez-le moi, je vais vous l’aiguiser». Le brave grand-père, en réalité un ancien inspecteur des viandes, me lance un clin d’œil. Après m’avoir rapporté le couteau aiguisé, il se met à faire la causette ici et là, me raconte une blague puis se remet au travail. Il me prend désormais un peu sous son aile et me montre quelques trucs qui facilitent quelque peu le travail à la chaîne. «Ecoutez? Ici tout cela ne vous plaît pas. Je le vois bien. Mais cela doit se faire». Je ne peux pas le trouver antipathique. Il se donne beaucoup de mal pour me rassurer. La plupart des autres aussi s’efforcent de m’aider; ils s’amusent certainement à observer ces nombreux stagiaires, qui vont et viennent ici, qui sont d’abord choqués, puis qui poursuivent en serrant les dents leur période de stage. Toutefois, ils demeurent bienveillants. Il n’y a pas de chicaneries. Il me vient à penser que – à part quelques exceptions – les personnes qui travaillent ici ne réagissent pas de façon inhumaine; elles sont juste devenues indifférentes, comme moi aussi avec le temps. C’est de l’autoprotection. Non, les vrais inhumains sont ceux qui ordonnent quotidiennement ces meurtres de masse, et qui, à cause de leur voracité pour la viande condamnent les animaux à une vie misérable et à une lamentable fin, et forcent d’autres humains à accomplir un travail dégradant qui les transforme en êtres grossiers. Moi-même, je deviens progressivement un petit rouage de ce monstrueux automatisme de la mort. Au bout d’un certain temps, ces manipulations monotones commencent à devenir automatiques, mais elles restent aussi très pénibles. Menacée d’étouffement par le vacarme assourdissant et l’indescriptible horreur omniprésente, la compréhension reprend le dessus sur les sens hébétés et se remet à fonctionner. Faire la différence, remettre de l’ordre, essayer de discerner. Mais cela est impossible. Lorsque pour la première fois – en fait, le deuxième ou troisième jour – j’ai pris conscience que le corps saigné, brûlé et scié de l’animal, palpitait encore et que sa petite queue remuait toujours, je n’étais plus en mesure de me mouvoir. «Ils … ils bougent encore …», dis-je, même si en tant que future vétérinaire j’avais appris que c’était les nerfs. J’entends marmonner: «Mince alors, il y en a un qui a fait une faute, il n’est pas tout à fait mort». Un frémissement spectral agite de partout les moitiés de bêtes. C’est un lieu d’horreur. Je suis glacée jusqu’à la moelle. Rentrée à la maison, je me couche sur mon lit, les yeux au plafond. Passer les heures, les unes après les autres. Chaque jour. Mon entourage réagit avec irritation. «N’aie pas l’air si renfrognée; fais donc un sourire. Tu voulais absolument devenir vétérinaire». Vétérinaire, oui, mais pas tueuse d’animaux. Je ne peux pas me retenir. Ces commentaires. Cette indifférence. Cette évidence de meurtre. Je voudrais, je dois parler, dire ce que j’ai sur le cœur. J’en étouffe. Je voudrais raconter ce que j’ai vu sur le cochon qui ne pouvait plus marcher, progressant tant bien que mal sur son train arrière, jambes de côté; sur les cochons qui reçoivent des coups de trique et de pied jusqu’à ce qu’ils finissent par entrer dans le box d’abattage. Ce que j’ai vu en me retournant: comment l’animal est scié devant moi et accroché en oscillant: morceaux de muscles partagés en deux parties égales à partir de l’intérieur des cuisses. Nombre d’abattages par jour 530, jamais je ne pourrai oublier ce chiffre. Je voudrais parler de l’abattage des bovins, de leurs doux yeux bruns, remplis de panique. De leurs tentatives d’évasion, de tous les coups et les jurons, jusqu’à ce que la misérable bête soit finalement prisonnière de l’enclos fermé par des barres de fer et une serrure à double tour, avec vue panoramique sur la halle où ses compagnons d’infortune sont dépouillés de leur peau et coupés en morceaux; puis l’avancée mortelle, et dans le moment qui suit la chaîne que l’on accroche à une patte arrière et dont l’animal tente vainement de se débarrasser en la projetant vers le haut, tandis que, déjà, par en-dessous, sa tête est tranchée. Des flots de sang qui giclent à profusion du corps sans tête, tandis que les pattes se recroquevillent … Raconter à propos des bruits atroces de la machine qui arrache la peau du corps, du geste du doigt, circulaire et automatisé, pour ôter le globe de l’œil de son orbite – artère sectionnée, saignante, coulant à flot à l’extérieur – et le jeter dans un trou à même le sol, où il disparaîtra parmi tous les «déchets». Le bruit provenant des envois sur le dévaloir en aluminium usé, des abats retirés du cadavre décapité et qui ensuite, sauf le foie, le cœur, les poumons et la langue – destinés à la consommation – sont aspirés dans une sorte de collecteur d’ordures. C’est vrai que je voudrais raconter qu’il arrive toujours qu’au milieu de ces montagnes visqueuses et sanguinolentes se trouvera un utérus gravide, et que j’ai vu des petits veaux déjà tout formés, de toutes les tailles, fragiles et nus, les yeux clos, dans une enveloppe utérine qui n’est plus en mesure de les protéger – le plus petit aussi minuscule qu’un chat nouveau-né, et quand même une vache en miniature, le plus grand au poil tendre et soyeux, d’un blanc cassé, avec de longs cils autour des yeux, dont la naissance devait avoir lieu quelques semaines plus tard. «Est-ce que ce n’est pas un miracle, ce que la nature crée?» constate le vétérinaire de service cette semaine-là, en jetant l’utérus avec le fœtus ensemble dans le gargouillant moulin à déchets. J’ai maintenant la certitude qu’aucun dieu ne peut exister puisqu’aucun éclair ne vient du ciel pour punir tous ces forfaits commis ici-bas, et que ceux-ci se perpétuent interminablement. Ni pour soulager la vache maigre et pitoyable qui, à mon arrivée à 7 heures le matin, se traîne à bout de force, au prix d’efforts désespérés, dans le couloir glacé, plein de courants d’air, et s’allonge juste devant le box de la mort; pour elle, il n’existe aucun dieu, ni personne d’ailleurs, pour lui donner une petite tape pour l’aider. Avant tout, il faut traiter le reste des animaux prévus pour l’abattage. Quand je quitte à midi, la vache est encore couchée et tressaille; personne en dépit d’instructions répétées n’est venu la délivrer. J’ai alors desserré le licou qui lui tranchait impitoyablement la chair et lui ai caressé le front. Elle m’a regardé avec ses grands yeux, et j’ai alors appris en cet instant que les vaches pouvaient pleurer. Mes mains, ma blouse, mon tablier et mes bottes sont barbouillés du sang de ses congénères: pendant des heures, je suis restée à la chaîne, en train de couper des cœurs, des poumons et des foies. J’ai déjà été prévenue: «Avec les bovins, on est toujours totalement immergé!». C’est cela que je voudrais communiquer, afin de ne pas porter seule le fardeau, mais dans le fond il n’y a personne qui veuille m’écouter. Ce n’est pas qu’au cours de cette période on ne m’ait pas souvent assez posé la question: «Et à l’abattoir, comment ça va? Moi, en tout cas, je ne pourrais pas le faire». Avec mes ongles enfoncés dans les paumes des mains je gratte les lunules jusqu’au sang pour ne pas frapper ces visages apitoyés, ou pour ne pas jeter le téléphone par la fenêtre; pleurer, voilà ce que je voudrais faire, mais depuis que j’ai vu ce spectacle quotidiennement, chaque cri s’est étouffé dans ma gorge. Personne ne m’a demandé si je pouvais tenir. Les réactions à des réponses si parcimonieuses trahissent le malaise à ce sujet. «Oui, cela est tout à fait terrible, aussi nous ne mangeons plus que rarement de la viande». Souvent je m’encourage: «Serre les dents, tu dois tenir, bientôt tout cela sera derrière toi». Pour moi, que le massacre continue jour après jour est l’une parmi les pires manifestations d’indifférence et d’ignorance. Je pense que personne n’a compris que ce ne sont pas ces six semaines à surmonter qui sont importantes, mais bien ce monstrueux meurtre de masse, qui se renouvelle des millions de fois, et dont sont responsables tous ceux d’entre nous qui mangent de la viande. En particulier, tous ceux qui se prétendent amis des animaux et mangent de la viande: ils ne sont pas dignes de confiance. «Arrête, ne me coupe pas l’appétit!». C’est aussi avec ce type de réaction que plus d’une fois je suis restée muette. Parfois le ton monte: «Mais tu es une terroriste, toute personne normale doit rire de toi». Comment s’en sortir seule dans de tels instants? Il m’arrive d’aller regarder le petit fœtus de veau que j’ai ramené à la maison et que j’ai mis dans du formol. ‘Memento mori’. Et laisser en rire les «gens normaux». Les choses deviennent abstraites quand on est entouré de tant de morts violentes; la vie à titre individuel apparaît alors comme infiniment dénuée de sens. Quand je regarde les rangées anonymes de cochons transportés sous la même forme à travers la halle, je me demande: «Les choses seraient-elles différentes si à la place de cochons, il y avait des humains?». D’autant plus que l’anatomie de la partie arrière de l’animal, épaisse, parsemée de pustules et de taches rouges, rappelle étrangement ce que l'on peut voir sur les plages ensoleillées des vacances: des amas de graisse débordant des maillots de bain trop étroits. En outre, les cris qui retentissent interminablement dans la halle d’abattage quand les animaux sentent approcher la mort pourraient provenir de femmes et d’enfants. Ne plus faire la différence devient inévitable. Il y a des moments où je pense: Arrêter, cela doit s’arrête. Pourvu qu’il fasse vite avec la pince électrique, pour qu’enfin cela s’arrêter. «Beaucoup d’animaux ne crient pas» a dit une fois l’un des vétérinaires, «alors que d’autres se figent comme des statues en se mettant à crier sans aucune raison». Je me demande pour ma part comment ils peuvent rester immobiles et «crier sans aucune raison». Plus de la moitié du temps de stage est écoulé lorsque je pénètre enfin dans la halle d’abattage pour pouvoir dire: «j’ai vu». Ici se termine le chemin qui débute à la rampe de déchargement. Le lugubre corridor sur lequel débouchent tous les enclos se rétrécit jusqu’à une porte ouvrant sur un box d’attente ayant une capacité de 4 ou 5 cochons. Si je devais décrire en image le concept de «peur», je le ferais en dessinant des cochons blottis les uns contre les autres contre une porte fermée, et je dessinerais leurs yeux. Des yeux que plus jamais je ne pourrai oublier. Des yeux que chacun d’entre nous qui veut manger de la viande devrait avoir regardés. Les cochons sont séparés à l’aide d’une trique en caoutchouc. L’un d’entre eux est poussé en direction d’un espace fermé de tous côtés. Il crie, et comme souvent le gardien a encore autre chose à faire, l’animal essaye de reculer et s’évader par l’arrière jusqu’à ce qu’enfin, à l’aide d’une clapet électrique, il puisse verrouiller l’issue. Par une pression sur un bouton, le sol de l’enclos est remplacé par une sorte de traîneau mobile sur lequel le cochon se retrouve à califourchon, ensuite une deuxième coulisse s’ouvre devant lui et le traîneau avec l’animal glisse vers l’avant dans un autre box. Là une brute de boucher chargé de l’abattage – je l’ai toujours appelé en moi-même Frankenstein – branche les électrodes. Une tenaille d’étourdissement à trois points, comme le directeur me l’a expliqué. On voit dans le box le cochon qui tente de se cabrer, puis le traîneau est brusquement retiré et la bête, palpitante, s’affaisse dans un flot de sang en agitant nerveusement les pattes. Ici l’attend une autre brute de boucher, qui sûr de sa cible, enfonce le couteau en-dessous de la patte avant droite du cochon; un flot de sang foncé gicle et le corps s’affaisse vers l’avant. Quelques secondes plus tard, une chaîne de fer se referme sur une des pattes arrière de l’animal qui est hissé vers le haut; la brute de boucher dépose alors son couteau, s’empare d’une bouteille de cola souillée, déposée à même le sol recouvert d’une couche de sang d’au moins un centimètre, et en boit une gorgée. Je décide de suivre les cadavres qui, balancés à leur crochet, et saignant abondamment, sont dirigés vers l’ «enfer». C’est ainsi que j’ai dénommé la pièce suivante. Celle-ci est haute et noire, pleine de suie, de puanteur, de fumée. Au terme de plusieurs virages au cours desquels le sang se déverse encore à flots, la rangée de cochons arrive à une sorte d’immense four. C’est là que la soie du porc est éliminée. Les corps des animaux tombent par une sorte d’entonnoir à l’intérieur de la machine. On peut y voir à l’intérieur. Les flammes jaillissent et, pendant quelques secondes, les corps sont secoués de tous côtés, et semblent accomplir une danse grotesque et trépidante. Ils sont ensuite largués de l’autre côté sur une grande table où ils sont immédiatement attrapés par deux grosses brutes de bouchers qui commencent par enlever les parties de la soie qui n’ont pas été éliminées, puis grattent les orbites oculaires et séparent les sabots des pattes. Tout cela se déroule très rapidement, le travail s’effectue en plein accord. Pendues aux crochets par le tendon des pattes postérieures, les bêtes mortes sont alors dirigées vers un châssis métallique contenant une sorte de lance-flammes. Dans un bruit assourdissant, le corps de l’animal est soumis à un jet de flammes qui l’espace de quelques secondes l’enveloppe tout entier. La chaîne mobile se met alors à nouveau en mouvement et emporte les corps dans la halle suivante, celle-là même où je me suis trouvée durant les trois premières semaines. Là les organes sont retirés et apprêtés sur la bande mobile supérieure. La langue est palpée, les amygdales et l’œsophage détachés et jetés, les ganglions lymphatiques coupés, les poumons mis aux déchets, la trachée-artère et le cœur ouverts et les échantillons pour l’examen de trichine prélevés, la vésicule biliaire extirpée, et le foie examiné à cause de la présence possible de poches de vers. Beaucoup de porcs ont des vers et si leur foie en est rempli, il doit être jeté. Tous les autres organes, comme l’estomac, les intestins, l’appareil génital, sont envoyés au rebut. Sur la bande mobile inférieure, le reste du corps est apprêté: divisé en morceaux; les articulations coupées; l’anus, les reins et les parties graisseuses entourant les reins enlevés; le cerveau et la moelle épinière retirés, etc., et ensuite une marque est imprimée sur l’épaule. Le cou, le bas du dos, l’abdomen et les cuisses sont préparés pour la pesée, puis dirigés vers la chambre froide. Les animaux jugés impropres à la consommation sont «provisoirement écartés». Pour le marquage, qui est une opération effectuée dans la sueur sur des cadavres tièdes et visqueux qui pendent très haut en fin de bande, il faut faire très vite quand on n’a pas l’habitude: on risque de se faire assommer par les moitiés de bêtes qui arrivent en force devant la balance et s’entassent les unes sur les autres avec violence. Je ne dirai pas le nombre de fois que j’ai laissé mon regard errer sur l’horloge murale de la salle de pause! Mais ce qui est sûr, c’est qu’en aucun autre endroit au monde le temps ne passe plus lentement qu’ici. Un temps de pause est octroyé au milieu de la matinée, et c’est essoufflée que je me précipite aux toilettes, et que tant bien que mal je me nettoie du sang et des lambeaux de chair; c’est comme si cette souillure et cette odeur allaient s’accrocher à moi pour toujours. Sortir, seulement sortir d’ici. Je n’ai jamais pu avaler quoique ce soit comme nourriture dans ce bâtiment. Soit je passe mon temps de pause, aussi froid qu’il puisse faire dehors, à courir jusqu’à la clôture en fils de fer barbelés et regarde au loin les champs et l’orée du bois, et j’observe les corneilles. Ou alors je traverse la rue et me rends au centre commercial où je peux me réchauffer en buvant un café dans une petite boulangerie. Vingt minutes après, on est de nouveau à la chaîne. Manger de la viande est un crime. Jamais plus ceux qui mangent de la viande ne pourront être mes amis à nouveau. Jamais, jamais plus. Je pense que tous ceux qui mangent de la viande devraient être envoyés ici, et voir ce qui s’y passe, du début à la fin. Je ne suis pas restée ici parce que je veux devenir vétérinaire, mais parce que les gens veulent manger de la viande. Et pas seulement cela: mais parce qu’en plus ce sont des poltrons. Leur escalope blanchie, stérile, achetée au supermarché, n’a plus les yeux qui déversent des flots de larmes de frayeur devant la mort, pas plus qu’elle ne hurle quand le couteau va frapper. Vous tous qui vous nourrissez des cadavres de la honte, cela vous est soigneusement épargné, vous qui dites: «Non, moi, cela je ne pourrais pas le faire». Un jour, un paysan est venu, accompagné de son fils, âgé de 10 ou 11 ans, pour faire analyser un échantillon de viande pour la trichine. En voyant l’enfant aplatir son nez contre la vitre, j’ai pensé que si les enfants pouvaient voir toute cette horreur, tous ces animaux tués, il y aurait peut-être un espoir de changement. Mais j’entends encore l’enfant crier à son père: «Papa, regarde là, quelle énorme scie!..» Le soir, à la télévision, on annonce aux informations: «mystère non encore résolu» à propos du meurtre perpétré sur une jeune fille, assassinée et coupée en morceaux et je me rappelle la frayeur générale et le dégoût de la population devant cette atrocité. Je dis: «Des atrocités semblables, j’en ai vues 3700 rien qu’en une semaine». Maintenant, je ne suis plus seulement une terroriste, mais encore je suis malade, là-haut, dans ma tête. Car je ressens non seulement de l’effroi et de la répugnance envers le meurtre commis sur un être humain, mais aussi envers ceux commis sur des animaux des milliers de fois en une seule semaine et dans un seul abattoir. Etre un humain, cela ne signifie-t-il pas dire non et refuser d’être le commanditaire d’un meurtre à grande échelle – pour un morceau de viande? Etrange nouveau monde. Il est possible que les tout petits veaux trouvés dans l’utérus déchiré de leur mère, et qui sont morts avant même d’être nés, ont encore connu le moins mauvais sort d’entre nous tous. D’une manière ou d’une autre, le dernier de ces interminables jours est enfin arrivé et j’ai reçu mon certificat de stage, un chiffon de papier, cher payé si tant est que j’ai jamais payé cher quelque chose. La porte se referme; un timide soleil de novembre m’accompagne depuis la cour de l’abattoir jusqu’à l’arrêt du bus. Les cris des animaux et le bruit des machines s’estompent. Je traverse la rue alors qu’un gros camion à remorque amenant du bétail prend le virage pour entrer dans l’abattoir. Il est rempli sur deux étages de cochons, serrés les uns sur les autres. Je pars sans un regard en arrière car j’ai porté témoignage et, à présent, je veux essayer d’oublier et de continuer de vivre. A d’autres de lutter maintenant; moi, ce sont ma force, ma volonté et ma joie de vivre qui m’ont été pris et remplacés par un sentiment de culpabilité et de tristesse paralysante. L’enfer est parmi nous, des milliers et des milliers de fois, jour après jour. Une chose nous reste pourtant, et pour toujours, à chacun: Dire Non. Non, non et encore non
Par laurie - Publié dans : aide-environnement
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